Politique économique en période d’incertitude : des stratégies pour l’avenir du Canada

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Le Canada se trouve devant un ensemble de défis économiques majeurs. Une productivité stagnante, de faibles investissements privés et un marché intérieur fragmenté ont contribué à une croissance faible du PIB par habitant au cours de la dernière décennie. Parallèlement, les pressions extérieures — notamment le changement de politique commerciale des États-Unis, qui ne sont plus l’allié fiable qu’ils étaient autrefois — soulignent l’urgence de réformes politiques audacieuses et complètes. Aujourd’hui, plus que jamais, le Canada a besoin de réformes structurelles et de stratégies d’investissement à long terme pour soutenir sa croissance en période d’incertitude.

Dans cet article, nous proposons de mettre en lumière une série de mesures ciblées en matière de politique fiscale, de facilitation de projets et d’intégration commerciale qui peuvent mettre le Canada sur la voie d’une prospérité renouvelée. Mais avant de passer à nos prescriptions, jetons un regard lucide sur l’état de l’économie canadienne et ses défis actuels.

I. Le Canada, une économie petite, ouverte et vulnérable

Étant donné la proximité des États-Unis, l’économie la plus importante et la plus productive du monde, les perspectives économiques du Canada sont devenues très vulnérables à la politique commerciale américaine. Une série d’accords de libre-échange qui remontent à 1988 a jeté les bases d’une intégration économique nordaméricaine profonde.

Cette relation a été très bénéfique pour le Canada et ses exportateurs, qui ont joui d’un accès privilégié au plus grand marché de consommation au monde. Selon les plus récentes données, les exportations représentent 30 % du PIB canadien, 80 % des exportations étant destinées aux États-Unis. Cependant, derrière cet avantage que représente le soutien proche de 25 % du PIB canadien par les consommateurs américains se cachait un risque : une dépendance croissante à l’égard d’un seul partenaire commercial.

Nous ignorons si le récent virage vers une relation commerciale conflictuelle sera temporaire ou s’il fait partie de la nouvelle normalité, mais le second avènement de l’administration protectionniste du président Donald Trump montre à quel point, et avec quelle rapidité, le Canada doit rapidement reconsidérer ses propres politiques, tant du point de vue commercial que du point de vue fiscal.

Faits saillants

  • L’état de l’économie canadienne : Le Canada est confronté à des défis économiques importants, notamment la stagnation de la productivité, la faiblesse des investissements privés et un marché intérieur fragmenté. Ces enjeux ont contribué à la faible croissance du PIB par habitant au cours de la dernière décennie.
  • Défis et pressions : Les pressions externes, telles que le changement de politique commerciale des États-Unis, et les problèmes internes, tels que la fragmentation de la réglementation, soulignent la nécessité de réformes politiques audacieuses et globales. Le Canada doit relever ces défis pour soutenir la croissance lors des périodes d’incertitude.
  • Options de politique fiscale : Il est essentiel de renforcer la compétitivité et de stimuler l’investissement par des réformes de la politique fiscale. Il s’agit notamment de réduire les impôts, de repenser la structure de l’imposition des sociétés et d’ajuster les mesures fiscales pour favoriser un environnement plus attrayant pour les investissements.
  • Rationalisation des processus réglementaires : Les projets de grande envergure se heurtent souvent à des obstacles réglementaires et administratifs. La rationalisation des processus réglementaires, en particulier des études d’impact environnemental, peut réduire les délais d’approbation des grands projets et stimuler l’investissement et l’activité économique.
  • Repenser le commerce intérieur et international du Canada : Il est essentiel de diversifier les partenariats commerciaux et de réduire la dépendance à l’égard d’un marché. La libéralisation du commerce intérieur et la négociation d’accords de libre-échange complets avec d’autres pays peuvent contribuer à atténuer les risques et à favoriser une intégration économique plus forte.

II. La productivité du Canada : une décennie perdue

Pendant des années, le Canada a bénéficié de liens commerciaux solides — en particulier avec les États-Unis —, d’une démographie galopante grâce à l’immigration et d’une abondance de ressources naturelles qui ont alimenté la croissance. Toutefois, un examen plus approfondi révèle des problèmes structurels plus profonds.

La faible croissance de la productivité canadienne par rapport à nos voisins du sud constitue un phénomène bien documenté. Cette situation, accompagnée d’une stagnation de l’innovation, a eu un impact direct sur le PIB par habitant, érodant la prospérité globale et limitant la capacité fiscale nécessaire au maintien des services publics, surtout dans le contexte du vieillissement de la population. 

La faiblesse persistante de l’investissement privé est l’un des principaux facteurs à l’origine de cette baisse de productivité. Depuis 2015 environ, les entreprises canadiennes investissent moins que leurs homologues mondiales dans des projets d’investissement et de nouvelles technologies, une tendance qui non seulement freine l’innovation, mais qui compromet également la compétitivité économique à long terme du pays. 

Alors que les tensions commerciales mondiales s’intensifient, que l’incertitude monte et que la réalité des droits de douane américains est une menace incontournable, la nécessité d’inverser cette tendance est devenue encore plus pressante. 

III. Principaux défis et pressions

L’économie canadienne présente de nombreux atouts. Elle est très attrayante pour les talents internationaux, riche en ressources naturelles, et offre un niveau de vie élevé ainsi qu’un système social-démocrate solide. Mais pour libérer pleinement le potentiel économique du Canada et le mettre résolument sur la voie de la prospérité, nous pensons que nos gouvernements et nos régulateurs devraient s’attacher immédiatement à relever trois catégories de défis et de vulnérabilités.

A. Stagnation de la productivité et insuffisance des investissements

Le lien entre la faiblesse des investissements et de la productivité au ralenti est évident. Au Canada, la faible croissance de l’investissement privé a entraîné une stagnation de la croissance du PIB par habitant. Il ne s’agit pas simplement d’une statistique abstraite : elle se traduit par une stagnation de la création de richesse et moins de ressources disponibles pour les services publics, l’amélioration des infrastructures et les programmes sociaux qui sont essentiels en période de changement démographique. Stimuler la productivité est essentiel, non seulement pour la croissance économique, mais aussi pour le maintien et l’amélioration de la qualité des services publics.

B. Pressions sur le commerce extérieur et évolution de l’ordre mondial

L’environnement commercial international est devenu de plus en plus volatil. Les États-Unis, autrefois un partenaire solide, adoptent désormais des politiques commerciales agressives et transactionnelles à l’égard de leurs principaux partenaires commerciaux.

Le Canada n’est pas le seul pays à faire face à cette nouvelle réalité. L’Europe a également dû affronter les mêmes menaces et envisage de mettre en œuvre des réformes similaires. Le rapport Draghi — largement cité pour son appel aux réformes structurelles — a souligné qu’en période d’incertitude mondiale, la diversification des partenariats commerciaux et la réduction de la dépendance à l’égard d’un marché unique ne sont pas facultatives, mais impératives.

C. Fragmentation intérieure : le coût des barrières interprovinciales

Si les menaces extérieures sont importantes, les frictions internes sont tout aussi préjudiciables. La structure fédérale du Canada, longtemps source de diversité et d’autonomie régionales, a également entraîné une mosaïque de réglementations et de normes entre les provinces. En plus d’augmenter les coûts administratifs et l’inefficacité, cette fragmentation nuit à la compétitivité des entreprises canadiennes sur la scène internationale. L’harmonisation de ces régimes réglementaires pourrait libérer un potentiel économique considérable en créant un marché intérieur plus unifié et plus dynamique. 

IV. Options politiques stratégiques

Pour relever ces défis interdépendants, nous proposons une stratégie à multiples facettes axée sur trois domaines clés : la réforme de la politique fiscale, la facilitation des projets et l’intégration commerciale.

A. Politique fiscale : renforcer la compétitivité et stimuler l’investissement

La charge fiscale globale du Canada — représentant 35 % du PIB en 2024 — est nettement plus élevée que celle de nombreux pays de l’OCDE et dépasse de loin celle des ÉtatsUnis, qui est maintenant d’environ 25 %.

L’environnement fiscal est un facteur essentiel pour l’investissement privé, car les entreprises comparent le coût de leurs activités aux bénéfices potentiels. Nous sommes convaincus qu’une réduction des impôts pourrait améliorer la compétitivité du Canada. Cependant, toute réduction d’impôt doit s’accompagner d’une consolidation fiscale prudente afin d’assurer la viabilité à long terme des finances publiques.

Toute réforme fiscale implique une refonte de la structure de l’impôt sur les sociétés. Bien que le taux d’imposition sur les sociétés canadiennes soit élevé, il est compensé par de nombreuses déductions et crédits. Selon l’institut C.D. Howe et les travaux de l’OCDE, nombre de ces incitations ne se sont pas traduites par des gains de productivité significatifs et peuvent même décourager l’investissement dans l’extension des opérations. Une réduction progressive du taux d’imposition de base combinée à une élimination progressive des crédits inefficaces pourrait créer un environnement fiscal plus simple, plus compétitif et plus axé sur la croissance ; en d’autres termes, une politique fiscale plus simple et plus efficace. 

En outre, certaines mesures fiscales qui ont été introduites sur la base de l’opinion publique — telles que les surtaxes sur les sociétés financières, les taxes de luxe sur les produits haut de gamme et les propositions d’augmentation de l’impôt sur les gains en capital — risquent d’ébranler la confiance des entreprises. L’ajustement de ces mesures est essentiel afin de favoriser un environnement plus attrayant pour les investissements nationaux et étrangers.

Parallèlement, une augmentation des dépenses en matière de défense pourrait servir un double objectif : renforcer la crédibilité internationale du Canada et stimuler les industries nationales, contribuant ainsi à une plus grande résilience économique. 

B. Faciliter les grands projets : Rationalisation des processus réglementaires

Les projets de grande envergure figurent parmi les principaux moteurs de la croissance à long terme. Pourtant, au Canada, ils se heurtent souvent à des obstacles réglementaires et administratifs insurmontables. Les retards observés dans des projets comme l’expansion de l’oléoduc Trans Mountain, la modernisation du terminal de Contrecœur et l’annulation d’initiatives comme Énergie Est et GNL Québec sont symptomatiques d’un cadre réglementaire à la fois lourd et incohérent.

Le processus d’évaluation de l’impact environnemental est l’un des domaines clés à réformer. Bien que la protection de l’environnement soit primordiale, le cadre actuel a été critiqué pour sa sensibilité et sa complexité, qui augmentent considérablement le coût et la durée des approbations de projets. Dans l’esprit de la rationalisation des réformes réglementaires, le Canada doit revoir et recalibrer ses processus d’approbation de projets. L’objectif devrait consister à trouver un meilleur équilibre entre la protection de l’environnement et la facilitation des projets industriels et d’infrastructure essentiels.

Un élément que nous souhaiterions souligner est la nécessité d’une réglementation cohérente et prévisible. Les entreprises canadiennes bénéficient d’un environnement réglementaire prévisible et simple lorsqu’elles prennent des décisions d’investissement et d’embauche. La perspective d’une réglementation en dents de scie chaque fois qu’un nouveau gouvernement prend les rênes, par exemple en matière d’environnement, n’est pas propice à l’amélioration de la productivité du Canada.

En révisant la législation existante et en mettant en œuvre des processus d’évaluation plus efficaces, le Canada peut réduire les délais d’approbation des grands projets, qu’il s’agisse de nouvelles mines ou d’installations manufacturières à grande échelle, et ainsi stimuler les investissements et l’activité économique.

C. Renforcer l’intégration commerciale pour stimuler le commerce intérieur et international

La diversification et la réduction de la concentration du marché sont essentielles pour maintenir la compétitivité à une époque de changements mondiaux rapides.

La structure économique canadienne dépend fortement du commerce international, mais son cadre de commerce intérieur demeure fragmenté. Les barrières non tarifaires (BNT) — notamment les quotas laitiers, la réglementation en matière de camionnage et les différentes exigences en matière de licences professionnelles — imposent des coûts importants aux entreprises et aux consommateurs.

Ces incohérences réglementaires entravent la mobilité de la main-d’œuvre, limitent le choix des consommateurs, fragmentent les marchés, étouffent la concurrence et limitent les économies d’échelle. En bref, les effets cumulés de ces obstacles ont freiné la croissance de la productivité au Canada.

Selon un rapport du Fonds monétaire international, le coût moyen en équivalent tarifaire des barrières internes non géographiques au Canada pour 2015 a été estimé à 21 %, avec des variations importantes entre les provinces et les secteurs. Les services, les métaux lourds, les produits alimentaires et les produits manufacturés sont confrontés à des barrières particulièrement élevées, certains secteurs connaissant des taux effectifs supérieurs à 27 %. Le Manitoba, la Nouvelle-Écosse et Terre-Neuve-et-Labrador sont particulièrement touchés, présentant certaines des barrières commerciales les plus élevées, même après prise en compte des facteurs géographiques.

En conséquence, le commerce interprovincial a stagné depuis les années 1980, alors que le volume du commerce international a augmenté de manière significative. Au début des années 1980, le volume combiné du commerce interprovincial et international (la valeur des exportations et des importations combinées) représentait environ 55 % du PIB canadien. Au cours de la décennie suivante, cependant, le commerce interprovincial a constamment diminué pour atteindre moins de 40 % du PIB, niveau auquel il est demeuré depuis lors. En revanche, le commerce international a connu une forte croissance, atteignant plus de 80 % du PIB après l’entrée en vigueur de l’Accord de libre-échange entre le Canada et les États-Unis (1989) et de l’Accord de libre-échange nord-américain (ALENA) (1994).

Cette dépendance croissante à l’égard du commerce international a rendu le Canada vulnérable aux chocs extérieurs, tels que les menaces tarifaires et l’évolution des politiques commerciales sur des marchés clés comme les États-Unis. En mettant davantage l’accent sur la libéralisation du commerce intérieur, on pourrait atténuer ces risques, réduisant la dépendance à l’égard de marchés extérieurs volatils et favorisant une intégration économique plus forte au sein du Canada.

Selon les estimations du FMI, la libéralisation complète du commerce intérieur des biens pourrait accroître le PIB par habitant d’environ 4 %, avec des gains pouvant atteindre 16 % dans les petites provinces telles que l’Île-du-Prince-Édouard. Les provinces de l’Atlantique devraient en bénéficier, avec des augmentations prévues du PIB réel par travailleur allant jusqu’à 8 %. Ces chiffres sont significatifs, étant donné qu’en 2019, la Banque du Canada a estimé à environ 3 % l’impact sur le PIB réel canadien à long terme dans un scénario où l’administration américaine imposerait un tarif général de 25 % sur tous les biens importés, et où chaque pays du monde (y compris le Canada) riposterait de manière symétrique.

Le rapport du FMI estime également que la libéralisation entraînerait une augmentation de 15 % des volumes de commerce intérieur en pourcentage du PIB, ce qui les ramènerait aux niveaux observés pour la dernière fois au début des années 1980. L’emploi serait réaffecté aux provinces où les gains de productivité sont les plus importants, ce qui réduirait les disparités régionales et favoriserait un paysage économique plus équilibré. 

Sur le plan international, la dépendance excessive du Canada à l’égard du marché américain pose un risque considérable, d’autant plus que les politiques américaines deviennent de plus en plus protectionnistes et tournées vers l’intérieur. Le Canada devrait se concentrer sur la négociation d’accords de libre-échange globaux avec des pays qui offrent de vastes marchés intérieurs et une forte demande pour les exportations canadiennes. Cette diversification permettra de se prémunir contre les incertitudes de la politique commerciale américaine et contribuera à assurer un avenir économique plus stable.

Le régime de commerce intérieur fragmenté du Canada contraste fortement avec les cadres plus intégrés de pays comme l’Australie et de blocs tels que l’Union européenne. Le succès de l’Australie dans la réduction des barrières commerciales internes a été attribué au fédéralisme coopératif, dans le cadre duquel le gouvernement fédéral et les gouvernements des États ont travaillé ensemble pour rationaliser la réglementation.

L’Union européenne a adopté une approche plus centralisée, appliquant la libre circulation des biens et des services par l’harmonisation juridique et des mécanismes de reconnaissance mutuelle. Ces modèles offrent de précieuses leçons pour le Canada. Un effort coordonné impliquant les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux pourrait reproduire ces succès, en s’appuyant sur le cadre existant de l’Accord de libre-échange canadien de 2017 pour s’attaquer aux barrières restantes. Un leadership fédéral fort sera essentiel pour harmoniser la réglementation et s’assurer que toutes les provinces demeurent engagées envers la libéralisation.

En bref, la diversification des partenariats commerciaux est essentielle. La négociation de nouveaux accords de libre-échange avec des pays dont les marchés intérieurs sont vastes et dynamiques — et qui ont besoin de produits canadiens — peut contribuer à réduire la vulnérabilité du pays aux changements de politique unilatéraux. Cela peut s’accompagner de sacrifices, par exemple dans les secteurs traditionnellement protégés par des systèmes de gestion de l’offre, tels que les produits laitiers et la volaille, qui peuvent avoir besoin d’être progressivement exposés à une plus grande concurrence internationale pour favoriser l’innovation et l’efficacité. 

V. Conclusion : un appel à une action audacieuse et coordonnée

Les défis économiques du Canada sont multiples et profondément liés à la fois aux inefficacités internes et aux pressions extérieures. La faible croissance de la productivité, due à l’insuffisance des investissements privés et à la fragmentation de la réglementation, a rendu le pays vulnérable dans un environnement mondial marqué par l’incertitude et les changements d’alliances. Parallèlement, une dépendance excessive à l’égard du marché américain et les défis posés par une lourde charge fiscale ont davantage réduit le potentiel de croissance du Canada.

En nous inspirant du rapport Draghi en Europe et des études de l’Institut C.D. Howe et de l’OCDE, nous préconisons des politiques fiscales rationalisées, des réformes structurelles et des stratégies économiques diversifiées. Le Canada doit entreprendre des réformes globales de sa politique fiscale, faciliter les grands projets en rationalisant la réglementation et renforcer l’intégration commerciale nationale et internationale.

Ces mesures ne visent pas seulement à assurer la survie de l’économie, mais à faire du Canada une économie résiliente, compétitive et tournée vers l’avenir dans un monde en mutation rapide.

Pour les décideurs politiques comme pour les parties prenantes, il est temps d’agir. Des réformes audacieuses et coordonnées qui s’attaquent à la fois aux inefficacités internes et aux vulnérabilités externes peuvent préparer le terrain pour un regain de productivité, des investissements soutenus et une prospérité à long terme.

Chez iA Gestion mondiale d’actifs, nous nous engageons à soutenir les initiatives qui stimulent et favorisent un avenir économique dynamique pour le Canada, et nous sommes prêts à aider de toutes les manières possibles en ces temps difficiles. Et à nos précieux clients, n’hésitez pas à nous demander conseil pour vous aider à traverser cette période d’incertitude.